Faut-il privilégier une longue coupure estivale ou multiplier les escapades au fil de l’année ? Des chercheurs de l’université de Tampere en Finlande ont tenté de répondre à cette question. Leur étude, publiée en 2022 dans le Journal of Happiness Studies, conclut que la durée optimale d’un séjour se situe entre 7 et 11 jours.
Dès le premier jour de congés, les effets positifs se font sentir : baisse du stress, amélioration de l’humeur. Mais c’est autour du huitième jour que le corps et l’esprit se détachent vraiment des obligations professionnelles. Passé le onzième jour, la courbe du bien-être commence à décliner et les bénéfices s’amenuisent. En clair, au lieu de poser trois semaines d’un bloc, il serait plus judicieux d’étaler ses congés pour en profiter plusieurs fois dans l’année.
Les Français, champions des longues vacances
Traditionnellement, les Français concentrent leurs congés en été, avec en moyenne 18 jours consécutifs. Une habitude culturelle qui permet de « décrocher » longtemps… mais pas forcément de la meilleure manière. Selon les chercheurs, les mini-pauses régulières seraient plus efficaces pour entretenir le bien-être sur la durée.
Bien gérer son rythme pendant les congés
Attention toutefois : de courtes escapades ne suffisent pas si elles bousculent complètement nos rythmes biologiques. Les spécialistes recommandent de maintenir une hygiène de sommeil régulière : éviter les nuits trop courtes comme les grasses matinées prolongées.
Autres conseils pour profiter pleinement des vacances :
- s’exposer chaque jour à la lumière naturelle,
- pratiquer une activité physique modérée,
- programmer un message d’absence afin de ne pas consulter compulsivement ses mails professionnels.
Ces habitudes simples permettent d’optimiser les bénéfices physiques et psychologiques du repos.
Le retour au travail, un choc inévitable
Il faut aussi se faire une raison : les bienfaits des congés s’estompent dès le premier jour de reprise. L’effet « bulle de vacances » se brise net avec le retour aux mails, aux réunions et aux contraintes quotidiennes. Mais, nuance importante, ne pas prendre de vacances du tout serait bien plus néfaste : l’étude finlandaise rappelle que l’absence de congés réguliers augmente le risque de décès prématuré.
En somme, inutile de miser sur de longues vacances interminables. Pour préserver sa santé mentale et physique, mieux vaut des pauses régulières, de préférence autour d’une dizaine de jours, afin de recharger les batteries sans perdre les bénéfices en route.






